
Entretien
Température GPU : à partir de combien s’inquiéter du hotspot
Pour lire la température d’une carte graphique sans paniquer à 80 °C, comparez le die (75–85 °C fréquent), le hotspot (au-delà de 105–110 °C) et la clock qui tient. Ce guide vous aide à chercher pads, pâte ou airflow avant d’arrêter la session à 115 °C.
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- Par Rédaction MCG
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Le chiffre « 80 °C » n’est pas une panne : 75–85 °C au die, c’est le quotidien d’une carte 2026 en jeu, et l’image tient encore. Le hotspot, lui, raconte le contact : au-delà de 105–110 °C, vous cherchez pads, pâte, air. À 115 °C, vous arrêtez. Afterburner affiche les deux. Sans overlay, vous réglez une angoisse, pas un PC. Ce guide vous aide à lire l’écart die / hotspot, à mesurer vingt minutes du jeu habituel, et à décider si vous soufflez, ouvrez ou écrivez au SAV.
Le dossier entretien relie ces seuils au nettoyage, à la pâte et aux pads.
Deux thermomètres
« GPU temperature », c’est une moyenne du die. « GPU hotspot » (junction), le point le plus chaud. 82 °C / 98 °C, banal. 82 °C / 112 °C, le radiateur ne pose plus partout, ou un pad a durci, ou l’air ne traverse plus les ailettes. Un écart die / hotspot de 10–20 °C, courant. Au-delà de 25–30 °C, le contact est en cause, pas « le jeu qui chauffe ». Afterburner les affiche côte à côte ; le panneau NVIDIA, souvent, n’en montre qu’un.
La VRAM a le sien : mem junction vers 100 °C, throttle mémoire, et les 1 % lows plongent avant la moyenne. Un die sage et une mémoire à 102 °C, vous n’ouvrez pas pour la pâte du GPU d’abord. Afterburner : cocher les trois si le capteur existe. Tutoriel dans MSI Afterburner.
Les customs publient parfois « 70 °C » en promo. Mesure courte, pièce à 18 °C, bench mal choisi. Une 5080 (360 W) en 4K dans un salon à 27 °C vivra dans les 80. C’est prévu. Le silicium 2026 throttle souvent plus haut que 85 °C au die. Le hotspot, lui, a des murs plus bas selon les puces.
75–85 °C, vivre avec
5070 250 W, 9070 XT 304 W, 5060 145 W : le palier change, le ressenti moins. Ventilateurs audibles, clock qui tient, 1 % low stables. La consommation explique la chaleur ; l’undervolt la réduit sans toucher aux FPS. L’alimentation n’y est pour rien tant que le rail tient.
Boîtier : intake avant, extract arrière. GPU vertical collé à la vitre : +5 à 10 °C. Cube fermé : davantage. Vous mesurez avant de commander un waterblock. Un support anti-sag ne refroidit pas ; il évite que le contact se dégrade avec le temps.
0 dB à 45 °C au bureau, normal. 80 °C en jeu, pales immobiles : courbe ou panne, pas « le hotspot qui va bien ». Un custom dual fan à 250 W dans un Mini-ITX atteint 105 °C hotspot plus vite qu’un triple fan dans un Mid-Tower ; le seuil ne change pas, le temps pour y arriver, si.
105–110 °C, chercher
Hotspot durable au-dessus de 105–110 °C : poussière d’abord (bombe sèche, hors tension). Puis airflow. Puis pâte si la carte a 3–5 ans ou si l’écart die / hotspot explose. Puis pads si la VRAM suit. Démonter le cooler peut annuler la garantie. Vous le notez avant de dévisser.
115 °C : vous quittez le jeu. Pas de « finir le raid ». Protection ou pas, vous ne visez pas ce palier. Un stress test FurMark pour « voir le max », non. Quinze minutes du jeu habituel, clocks stock.
Power limit plafonné plus clock qui plonge plus hotspot haut : thermique. Power limit plafonné plus clock qui plonge plus hotspot sage : le BIOS bride les watts, pas la chaleur. L’overclock dans ce second cas n’ajoute que du throttle.
NVIDIA vs AMD : les spec sheets n’emploient pas les mêmes mots (junction, hotspot, Tjunction). Afterburner unifie la lecture. Intel Arc aussi, capteurs parfois plus pauvres.
Mesurer, puis décider
Même jeu, vingt minutes, pièce notée. Vous comparez d’un mois sur l’autre. +8 °C sans nouveau preset : poussière ou pâte. Une carte neuve déjà à 114 °C hotspot : SAV, custom défectueux, ou boîtier étuve. Fourchettes : une 5080 généralement constatée autour de ~1 200–1 350 € mérite un échange si elle throttle à stock dans un 500 mm d’air. Vérifier la disponibilité du RMA, stocks de remplacement fluctuants.
Vous n’achetez pas une 5090 (575 W) pour « avoir plus froid ». Vous achetez le watt que vous pouvez extraire. Le hotspot, c’est le juge du cooler et du boîtier, pas un score de prestige.
Le dossier optimisation fixe l’ordre : Afterburner, poussière, airflow, pâte, pads. L’undervolt recule souvent le hotspot de 8–12 °C sans ouvrir la carte. L’overclock fait l’inverse. NVIDIA vs AMD : une 9070 XT (304 W, généralement constaté autour de ~730–770 €) et une 5070 (250 W) se lisent avec les mêmes seuils, pas les mêmes TDP. 75–85 °C au die, fréquent. 105–110 °C hotspot, chercher. 115 °C : arrêter. Le reste est du détail de boîtier.
Questions fréquentes
80 °C en jeu, c’est trop ?
Non, pour le die. 75–85 °C, c’est le quotidien d’une 5070 ou d’une 9070 XT dans un boîtier correct. Vous regardez le hotspot et le clock qui tient, pas le sticker marketing.
Pourquoi le hotspot est-il plus haut que le GPU ?
Le die n’est pas uniforme. Le hotspot est le point le plus chaud. 10–20 °C d’écart, courant. 30 °C d’écart, contact ou pads à revoir, et Afterburner le montre côte à côte.
Le throttle se voit-il autrement qu’en °C ?
Oui : le clock plonge alors que le jeu n’a pas changé, et les 1 % lows se défont. Afterburner, courbe de fréquence. Watts stables, MHz en chute : thermique ou power limit.