Entretien

Tester la stabilité du GPU avec 3DMark ou OCCT

Pour juger la stabilité d’une carte graphique, comparez un run de 15 minutes (Time Spy ou OCCT), le hotspot Afterburner et la clock qui tient ou plonge. Ce guide vous aide à laisser FurMark de côté, et à lire un rail 12 V qui lâche avant d’accuser Windows.

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Par Rédaction MCG
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Un bench de 90 secondes rassure le vendeur, mais il ne dit rien sur une carte qui lâche à la vingt-et-unième minute. Le stress test sert à ça : tenir une charge lourde assez longtemps pour voir le hotspot, la clock, le rail 12 V. Quinze minutes, overlay ouvert, pas une capture de FurMark à 90 °C. Pour lire le verdict, comparez trois courbes : hotspot qui s’installe, clock qui tient ou plonge de 200 MHz, power qui reste au plafond de la fiche. Ce guide vous aide à mesurer avant d’ouvrir le RMA, et à laisser le donut de côté.

Le hub entretien GPU relie nettoyage, pâte et drivers. Ici, mesurer.

Pourquoi quinze minutes

La pâte et les pads mettent quelques minutes à transférer la chaleur. Un run trop court photographie le GPU encore froid. À cinq minutes, le hotspot grimpe. À dix, la courbe de ventilateur s’installe. À quinze, vous savez si la clock tient ou si elle plonge de 200 MHz, et l’image du bench commence à raconter le jeu.

Une 9070 XT (304 W) et une 5080 (360 W) saturent l’alimentation plus tôt qu’une 5060 (145 W). Le test sert aussi le bloc. Voir l’alimentation recommandée et la consommation. Un reboot net à la douzième minute, carte encore à 70 °C : ce n’est pas le silicium, c’est le palier du PSU.

Après un undervolt ou un léger overclock, les quinze minutes sont le filtre. Stable ici, instable en jeu : le titre compile des shaders ou sature la VRAM, autre dossier. Instable ici : vous retirez l’overclock avant d’accuser le jeu.

Time Spy et OCCT, pas FurMark

3DMark Time Spy charge le GPU comme un jeu DX12 : géométrie, textures, un peu de compute. Le score se compare. L’intérêt n’est pas le classement. C’est la courbe : GPU clock, hotspot, power.

OCCT (test 3D) fait le même métier, avec des erreurs mémoire affichées si la VRAM lâche. Utile sur une occasion, utile après un changement de pads. Quinze minutes, power limit stock.

FurMark existe. Il affiche un donut qui tourne et des températures qui font peur. Il brûle pour le spectacle. La charge n’a aucun équivalent en jeu. Elle pousse le point chaud sans raconter la VRAM d’un open world. Vous le mentionnez pour dire de le laisser. Surtout sur une carte déjà chaude, déjà ancienne, déjà sous un 12V-2×6 plié.

Un run Time Spy plus un run OCCT le même soir, c’est assez. Enchaîner six outils « au cas où » n’ajoute qu’une heure de 90 °C.

Watcher : hotspot et clock

L’overlay (Afterburner, ou celui d’OCCT) affiche au minimum : GPU %, clock, hotspot, VRAM °C si dispo, power. Le GPU à 80 °C avec un hotspot à 94 °C, clock plate, c’est un custom qui tient. Hotspot à 108 °C, clock qui descend par paliers : throttle. Voir thermal throttling.

La clock qui saute de ±50 MHz, c’est le boost qui respire. La clock qui perd 300 MHz et s’y tient, c’est une limite : thermique, power, ou voltage. Vous notez le wattage. Une 5070 plafonnée à 180 W au lieu de ~250 W a un BIOS, un câble ou un logiciel constructeur qui bride.

Les artefacts pendant le run ferment le débat. Vous arrêtez. Vous ne relancez pas « pour voir si cela empire ».

Crash, reboot, score bizarre

Crash driver (TDR Windows) : undervolt trop bas, overclock trop haut, ou carte fatiguée. Vous revenez au stock, vous relancez. Si cela recrashe stock, RMA ou autre PC.

Reboot brutal, écran qui s’éteint, tour qui repart : rail. PC qui redémarre. Vous mesurez le 12V-2×6, la jauge du bloc, le TDP du top 10.

Score 20 % sous la moyenne du modèle : CPU qui bride en 1080p, RAM en dual channel manquant, ReBAR off, ou GPU qui throttle dès la première minute. Le chiffre seul ne diagnostique pas. La courbe, si.

Après le test

Stable, hotspot sous 105 °C, clock qui tient : la carte fait le métier. La carte tient le jeu, et les 1 % lows du titre ont une chance de rester lisibles. Le nettoyage et les pads se jugent à l’année, pas tous les dimanches.

Instable ou trop chaud : d’abord air du boîtier, poussière, câble. Ensuite pâte et pads si hors garantie. Le flash VBIOS n’est pas une étape de stress test. Seulement si le constructeur le demande, outil officiel. Détail dans maj VBIOS.

Une carte d’occasion se juge à ce quart d’heure, pas à une photo de ventilateurs. Les 5070 se comparent chez Amazon et LDLC si le test condamne la machine actuelle. Stocks fluctuants. Vérifier la disponibilité. Quinze minutes, deux courbes, un verdict. Le donut qui brûle n’en fait pas partie.

Questions fréquentes

FurMark est-il encore le test à lancer ?

Non. Il pousse le GPU dans un scénario qui n’existe pas en jeu et fait monter les températures pour la vidéo. Time Spy ou OCCT 15 minutes disent plus, avec moins de risque inutile, et vous lisez une courbe proche du jeu.

Combien de temps faut-il stresser une carte ?

Quinze minutes suffisent à voir un throttle, un rail qui lâche, des artefacts à chaud. Une heure n’ajoute rien si le hotspot et la clock restent plats après un quart d’heure.

Un score 3DMark bas veut-il dire que le GPU est mort ?

Pas seul. Vous comparez au score attendu du modèle, vous regardez si la clock a chuté, si le test a crashé. Un PC limité par le CPU ou le 1080p fausse le chiffre.