Entretien

PC qui redémarre tout seul en jeu : le rôle du GPU

Pour comprendre un redémarrage brutal en jeu, comparez trois pistes : alimentation qui lâche au palier de charge, connecteur 12V mal assis, et artefacts visuels avant la coupe. Ce guide vous aide à logger watts et températures avant d’accuser Windows ou de remplacer la carte.

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Par Rédaction MCG
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Coupe nette, ventilateurs qui s’arrêtent, la tour qui repart toute seule : pas de BSOD, pas de « Windows n’a pas pu ». Le GPU vient de demander un palier de watts, et le bloc a dit non, ou le 12V-2×6 n’était pas assis. Le silicium est le déclencheur ; le coupable, plus souvent, est l’alimentation. Vous comparez trois signes avant d’ouvrir le RMA : coupe propre sans artefact, connecteur chaud après l’arrêt, power limit Afterburner qui fait cesser les reboots. Ce guide vous aide à logger le rail 12 V et à décider si vous changez le bloc, le câble ou vraiment la carte.

Rarement « un driver à jour » suffit. Le hub entretien range le diagnostic. Vous commencez par le rail.

Le reboot n’est pas un BSOD

Le BSOD laisse une image, un code, un minidump. Le reboot de protection : écran noir immédiat, parfois un clic de relais dans le bloc, POST qui reprend. Event Viewer reste muet ou logge un « unexpected shutdown ». Cela oriente vers le hardware, pas vers une DLL.

Un TDR (driver GPU reset) fige l’image une seconde, revient au bureau, parfois crash le jeu. La tour reste allumée. Autre famille. DDU plus driver frais. Si cela devient un reboot, vous quittez le dossier pilote.

Écran noir avec tuiles avant la coupe : VRAM / GPU. Coupe propre sans artefact : watts. Vous le sentez aussi à la souris : un TDR rend le curseur mou une seconde, un reboot de protection éteint tout d’un coup.

L’alimentation au palier

Une 5080 (360 W) en 4K tape le power limit d’un coup, explosion, sorties d’ombre. Le CPU suit. Le bloc 650 W « 80+ bronze 2018 » qui tenait une 2070 Super lâche. Protection OPP / OCP. Reboot.

La fiche alimentation : 850 W gold ATX 3.1 pour une 5080, 1000 W pour une 5090 (575 W), 750–850 W pour une 9070 XT (304 W), 550 W pour une 5060 (145 W). Marge CPU plus 150–200 W. Un bloc « 750 W » no-name n’est pas 750 W sur le 12 V.

La consommation explique l’écart TDP / compteur. Le palier, lui, est un pic. Les specs ATX 3.1 tiennent les transitoires. Un adaptateur 4×8-pin vers 12V-2×6 sur un vieux bloc, moins.

Vous testez en baissant le power limit Afterburner à 70 %. Si les reboots cessent, le rail était juste. Ce n’est pas une solution, c’est la preuve. Vous changez le bloc, vous ne jouez pas à 70 % pour sauver 80 €.

Le 12V mal assis

Connecteur 12V-2×6 / 12VHPWR enfoncé jusqu’au clic, des deux côtés (carte et alimentation). Pas de coude à un centimètre. Pas un seul câble daisy-chain pour une 5080. La patte côté GPU qui sort de 2 mm suffit à chauffer, à couper, à reboot, et vous le sentez au plastique blanchi dès que vous rouvrez le capot.

Après un reboot, vous touchez (machine ouverte, hors tension, déchargée) : connecteur brûlant, plastique blanchi, odeur. Vous arrêtez. Vous remplacez le câble et, souvent, la carte ou le bloc. Pas un « cela passera ».

Les 40-series ont déjà documenté le sujet. Les VBIOS constructeur ont parfois corrigé le monitoring. Seulement si le support le liste. Voir maj VBIOS. Vous ne flashez pas un BIOS tiers « anti-reboot ».

Un 8-pin classique mal enclenché fait le même numéro qu’un 12V-2×6. La patte qui « tient » à 2 mm coupe dès le pic. Vous débranchez, vous réenfoncez jusqu’au clic, vous tirez légèrement : cela ne doit pas venir. Deux câbles séparés depuis le bloc, pas un Y, dès que la fiche dépasse ~250 W.

GPU ou pas GPU

Autre PC, autre alimentation, même carte. Reboot ailleurs : la carte ou son câble. Pas de reboot : le premier bloc, le premier slot, la première carte mère.

Stress test 15 min Time Spy / OCCT. FurMark brûle pour le spectacle ; ici vous voulez un palier proche du jeu, pas un donut. Reboot à la huitième minute, hotspot 75 °C : alimentation. Reboot plus artefacts : carte.

RAM, CPU, disque : un reboot « en jeu » peut être un WHEA CPU (alimentation aussi, ou RAM). Memtest, autre barrette, si le GPU et le PSU sont sains. Ce n’est pas le premier essai.

Ce que vous enregistrez

Afterburner : power, clock, hotspot, au moment T-1. HWInfo : rails 12 V si le capteur existe. Une chute de 12 V sous 11,4 V au moment du crash raconte le bloc, et vous le voyez mieux qu’un Event Viewer muet.

Vous n’achetez pas une 5090 sur un 650 W. Les 5080 se voient chez Amazon et LDLC ; le bloc se choisit avant. Fourchettes, stocks fluctuants. Vérifier la disponibilité. Coupe nette = palier ou 12 V. Artefacts puis noir = silicium. Windows, lui, n’a souvent rien planté du tout.

Questions fréquentes

Windows est-il responsable d’un reboot en plein jeu ?

Un BSOD laisse un écran bleu et un code ; une coupe nette, tour qui repart, non : c’est la protection du PSU ou le rail 12 V. Vous cherchez le minidump seulement s’il existe. Souvent il n’existe pas, et Windows n’a rien planté du tout.

Une 5080 peut-elle reboot une alimentation 750 W ?

Oui si le bloc est vieux, mal noté, ou si le CPU consomme déjà 200 W. La fiche 5080 dit 850 W gold ATX 3.1. Un pic de 360 W GPU plus CPU plus disques dépasse un 750 W fatigué, et la protection coupe avant que vous ayez le temps de lire Afterburner.

Le GPU est-il HS s’il redémarre le PC ?

Pas en premier. Vous refaites le 12V, vous testez une autre alimentation, un autre slot. Si la carte reboot aussi ailleurs, ou artefacte avant la coupe, là le silicium se discute.